Plus attachée à la relation à l’autre qu’à la politique, Marie-Claude Lalliaud prend une retraite municipale bien méritée, après presque 30 ans de loyaux services en tant que conseillère municipale et maire adjointe. Pleine d’optimisme pour l’avenir de sa ville, elle revient sur ses années d’engagement.

Depuis quand vivez-vous à Garges ? 

Marie-Claude Lalliaud : Je suis Gargeoise depuis toujours, mes parents sont arrivés lorsque j’avais 3 ans. Mon rêve était d’être vendeuse, ce que je suis devenue, dans une grande mercerie parisienne. À environ 40 ans, j’ai rejoint un cabinet comptable. C’est la relation avec les autres que je trouvais le plus enrichissant dans ma vie professionnelle. 

D’où vient votre envie de vous mettre au service de la collectivité ? 

M-C.L. : C’est arrivé naturellement par la vie associative. Je suis épouse et mère de footballeurs. Mon fils a commencé à 5 ans au FCM Garges, mon mari y était également joueur et entraîneur. Maman s’occupait de la caisse lors des tournois, ma belle-mère aidait également, je m’occupais du secrétariat du club les dimanches : l’engagement associatif avait quelque chose de familial, et c’est certainement ce qui m’a amenée vers l’engagement municipal. 

Est-ce que l’engagement politique faisait partie de vos aspirations ? 

M-C.L. : Bien au contraire ! Je n’étais pas du tout intéressée par la politique. Un jour, alors que je me rendais à la mairie pour faire une réclamation, j’ai rencontré Madame Olin qui m’a proposé de rejoindre l’équipe municipale. D’abord interloquée, je me suis dit « Pourquoi pas ? » et je me suis lancée. 

Comment se sont passés vos débuts en tant que conseillère municipale ? 

M-C.L. : C’était un peu compliqué, j’essayais de transposer mon expérience associative puisque je n’avais pas ce sens politique à l’époque. J’ai réalisé mon apprentissage en tant que conseillère municipale de la commission finances pendant sept ans aux côtés de Madame Olin, avant que Monsieur Lefèvre ne reprenne son flambeau. Sous son mandat, je me suis familiarisée avec la délégation des seniors et je suis devenue première adjointe de l'enfance. Un jour, sans prévenir, Monsieur Lefèvre m’a demandé de devenir sa première adjointe. Avec l’accord de principe de mes collègues, j’ai accepté ce nouveau poste.

Quels sont les projets qui vous ont animée en tant que conseillère municipale ? 

M-C.L. : En devenant première adjointe au maire, j’ai récupéré les sujets liés à l’enfance et aux parents, le programme de réussite éducative mais également toujours les finances et les achats. Les arbitrages budgétaires, c’était mon dada. J’étais très rigoureuse, chaque écriture comptable était étudiée point par point, ça a marqué la Mairie. Mais ce que je préférais, c’était le lien créé avec les administrés et les relations humaines tissées au fil des années, notamment avec celles et ceux que j’ai vu évoluer à la Mairie. 

Quel regard portez-vous sur la nouvelle équipe municipale ? 

M-C.L. : J’ai 40 ans d’écart avec Benoit Jimenez, je l’ai quasiment vu naître puisque son père et mon mari pratiquaient le foot ensemble ! Sa jeunesse m’a épuisée au début de son premier mandat (rires). Aujourd’hui, son équipe est jeune et animée par de beaux projets. Elle avance collectivement et se bonifie, en évoluant avec son époque. 

Qu’est-ce qui fait la richesse de Garges de votre point de vue ? 

M-C.L. : Ce bien-vivre ensemble que les maires ont successivement fait prospérer. Tout le monde a sa place à Garges et l’on a beaucoup de chance de pouvoir faire vivre toutes les cultures en bonne entente. 

Dans quel état d’esprit quittez-vous vos fonctions ? 

M-C.L. : Je me suis régalée pendant ces trois mandats. Mais j’ai bientôt 80 ans et je suis fatiguée de ces journées intenses de travail. J’ai été surprise et très touchée par les petits mots de chacun à mon départ, à l’occasion de l’investiture du nouveau conseil municipal en mars dernier. 

Quel conseil auriez-vous à donner aux personnes qui souhaiteraient s’engager mais pensent que la politique n’est pas faite pour eux ? 

M-C.L. : N’hésitez pas, allez-y ! L’engagement citoyen est une aventure aussi belle qu’importante.