Agglomération du Grand Roissy

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Prévue pour janvier 2016, la future agglomération du Grand Roissy devrait regrouper les communautés d’agglomération de Val-de-France, Roissy-Portes de France et 17 communes de Seine et Marne : un territoire large aux besoins hautement hétérogènes. Éclairage.

Garges l’Hebdo : Où en sommes-nous dans la future grande intercommunalité ?

Maurice LEFÈVRE : Les préfets de région et du Val-d’Oise ont décidé de nous imposer un nouveau territoire : une grande intercommunalité en regroupant Val-de-France, Roissy-Porte de France et 17 communes du 77. Aujourd’hui, avec plusieurs élus, soucieux du devenir de nos villes et de leurs habitants, nous avons constaté que nous n’avions pas les mêmes problématiques. Nous nous sommes alors demandés : comment le préfet peut-il nous imposer un avenir incertain à compter du 1er janvier 2016, sans connaitre les compétences ni qui les financera ?

Garges l’Hebdo : Quel sera l’impact pour Garges et les Gargeois ?

Maurice LEFÈVRE : Cela fait maintenant deux ans et demi que nous avons été élus au suffrage universel direct. Notre légitimité à représenter la population et à oeuvrer au quotidien pour améliorer le devenir des Gargeois n’est donc pas à remettre en cause. Aujourd’hui, l’État veut casser cette légitimité en oubliant le vote des Gargeois. Avec plusieurs Maires, nous nous battons pour faire entendre notre voix. Il est déjà difficile de s’y retrouver dans les méandres de l’administration. Cette organisation éloignerait davantage la politique des réalités du terrain.

Garges l’Hebdo : Cette procédure est-elle définitive ?

Maurice LEFÈVRE : Le 19 octobre se déroulera la Commission Régionale de Consultation des Intercommunalités (CRCI), une réunion consultative dans le cadre de la réforme territoriale. J’ai personnellement écrit au préfet de région pour lui demander de travailler dans la sérénité et sans précipitation. Je lui ai lancé un Appel Républicain, dans l’intérêt général de notre Ville, pour que cette réforme se fasse d’ici 2020 et non en janvier 2016.
Si mon appel ne trouve pas écho auprès du préfet, il y a toujours des recours via les voies judiciaires dont le Conseil d’État. Sachez que je me battrai toujours avec force et détermination dans l’intérêt des Gargeois.

Publié le 12/10/2015